Vos pas résonnent sous les arabesques de fer forgé de la galerie couverte du Parc des Sources, et quelque chose de la Belle Époque résonne avec eux. Ici défilaient curistes en canotier et altesses en villégiature ; la moitié de l'Europe couronnée est passée sous ces guirlandes de métal. Vichy a tout noté, tout conservé — mais l'ancienne reine des villes d'eaux ne montre ses trésors qu'à ceux qui posent les bonnes questions. Un jeu de piste à Vichy consiste précisément en cela : pendant environ trois heures, vous interrogez la ville, et la ville répond. Onze étapes et 4,2 kilomètres vous mènent du boulevard des États-Unis, où le départ est donné, jusqu'aux ors de l'Opéra, en passant devant palaces d'autrefois et vitrines sucrées. Prévoyez un smartphone chargé et une équipe curieuse : la doyenne des stations impériales adore brouiller les pistes.
Ni guide, ni horaire imposé. Votre billet, validé dans l'application myCityHunt, ouvre une salle d'attente virtuelle que chaque coéquipier rejoint en scannant un code QR. Avant de partir, chacun choisit son personnage parmi cinquante-quatre rôles — photographe, stratège, détective, navigateur, architecte, athlète — et reçoit avec lui des défis bonus que lui seul peut valider. En route, le GPS donne la direction générale ; le chemin exact, entre parcs et berges de l'Allier, reste votre affaire, sur un tracé plat qui autorise aussi bien la flânerie de curiste que l'accélération de fin de partie. Chaque énigme propose quatre réponses possibles ; si l'une d'elles s'accroche, deux indices progressifs se débloquent contre une poignée de points. Questions d'observation, missions actives, défis photo : tout compte au classement, et les clichés atterrissent ensuite dans une galerie privée réservée à votre groupe. Les stratèges viseront le sommet du tableau — les autres auront simplement passé une journée impériale.
Vichy est une ville de 25 000 habitants habillée en capitale. Sous le Second Empire puis à la Belle Époque, chaque saison thermale réclamait du neuf : casinos, kiosques, grands hôtels, villas où les architectes osèrent tous les styles — néogothique ici, mauresque là, chalet alpin en face. Votre parcours traverse ce décor d'opérette avec l'Église Saint-Louis, l'Hôtel des Ambassadeurs et la Confiserie Aux Marocains en points d'ancrage ; entre deux énigmes, levez les yeux : les façades font le spectacle. Deux étapes donnent le ton.
Le cœur de la station depuis plus de deux siècles : Napoléon Ier ordonna sa création par décret en 1812, sans jamais venir s'y promener. Vous longerez son promenoir métallique de près de 700 mètres, forgé en 1901-1902 par le ferronnier Émile Robert pour que les buveurs d'eau circulent à l'abri de la pluie comme du soleil — un luxe pensé pour des gens qui avaient tout leur temps.
Inauguré le 2 juin 1901 avec l'Aïda de Verdi, l'Opéra de Vichy est l'une des très rares salles françaises entièrement décorées dans le style Art nouveau : harmonie d'or et d'ivoire, coupole lumineuse cernée de roses, deux paons blancs déployés au-dessus de la scène. On la disait alors la plus vaste salle de France après le palais Garnier. Ses ferronneries sortent d'ailleurs des ateliers du même Émile Robert que la galerie voisine.
Votre point de départ, le boulevard des États-Unis, s'appelait autrefois boulevard Napoléon III. L'empereur y fit construire entre 1862 et 1864 une rangée de chalets mi-suisses, mi-coloniaux pour loger sa suite pendant ses cures. Ils bordent toujours l'avenue, aujourd'hui protégés au titre des monuments historiques.
Réduire Vichy à ses sources serait manquer le meilleur. En juillet 1861, Napoléon III arrive pour sa première cure et assiste à la messe dans une modeste église de quartier. Le curé, Louis Dupeyrat, ose demander à l'empereur « un temple digne de Dieu ». Quelques semaines plus tard, un décret impérial lance le chantier ; l'Église Saint-Louis, financée sur la cassette personnelle du souverain, ouvre au culte en 1865. Rarement requête de curé de province aura été exaucée si vite et si haut.
La démesure thermale se lit aussi à l'Hôtel des Ambassadeurs, palace d'environ 200 chambres qui s'offre dès 1890 le téléphone et l'un des tout premiers ascenseurs de la station, puis l'éclairage entièrement électrique en 1900. Le bâtiment a ensuite traversé le siècle : hôpital militaire où le professeur Fernand Lemaître reconstruisait les visages des blessés de la Grande Guerre, siège du corps diplomatique de 1940 à 1944, puis de nouveau hôtel jusqu'en 1986.
La consécration, elle, est toute récente. Le 24 juillet 2021, l'UNESCO a inscrit Vichy au patrimoine mondial parmi les onze « Grandes villes d'eaux d'Europe », aux côtés de Bath et de Baden-Baden — seule ville française retenue. Une sous-préfecture de l'Allier dans le même cercle que la station géorgienne d'Angleterre : voilà qui donne la mesure du passé accumulé ici. Les visites guidées de Vichy récitent cette histoire dans l'ordre ; en jeu de piste, elle vous parvient énigme par énigme, à l'endroit exact où chaque épisode s'est joué.
Aux équipes qui préfèrent chercher ensemble plutôt qu'écouter en rang. Pour un enterrement de vie de jeune fille ou de garçon, le décor Belle Époque vaut tous les accessoires : défis photo autour de la future mariée ou du futur marié devant colonnades et kiosques, preuves archivées dans la galerie privée, terrasses du quartier thermal pour la suite du programme. Un anniversaire entre amis y trouve sa colonne vertébrale — les énigmes d'abord, puis un dîner face au lac d'Allier pour refaire le match. Les entreprises en teambuilding jouent sur un terrain parlant : répartir cinquante-quatre rôles, doser les forces, viser le podium, l'exercice ressemble furieusement à une semaine de projet réussie. En famille, l'itinéraire sans dénivelé et les pelouses des parcs offrent des pauses naturelles, pendant que les enfants marquent des points en comptant, repérant et photographiant plus vite que les adultes. Les visiteurs de passage, enfin, tiennent là leur meilleure activité en extérieur à Vichy : trois heures suffisent pour embrasser la station impériale, un jeu de piste en ville faisant office de première rencontre — et tout le centre se découvre à pied.
Les pastilles de Vichy, fabriquées depuis 1825 avec les sels des eaux locales, ont pris leur forme octogonale en 1856 pour se distinguer des imitations. La Confiserie Aux Marocains, maison fondée sous le Second Empire, les vend aux côtés de ses sucres d'orge et de ses pâtes de fruits — de quoi tenir jusqu'à la dernière étape.
Retour sous les arabesques de la galerie du Parc des Sources, là où tout a commencé. L'Opéra a livré ses paons blancs, le boulevard des États-Unis son empereur, les façades leurs deux siècles de fastes ; il ne reste qu'à comparer les scores. Vichy ne montre ses trésors qu'à ceux qui posent les bonnes questions — votre équipe vient de prouver qu'elle sait le faire. Rassemblez vos complices, chargez les téléphones et lancez votre jeu de piste à Vichy : la reine des villes d'eaux garde encore onze réponses en réserve.
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Oui. Le jeu de piste de myCityHunt part du boulevard des États-Unis et forme une boucle de 4,2 kilomètres dans le centre, en passant par l'église Saint-Louis, le parc des Sources, l'opéra et l'église Saint-Blaise. On joue avec l'application myCityHunt sur son propre smartphone, sans date imposée et sans inscription.
Les énigmes mêlent observation, recherche et photo : les enfants participent au lieu d'écouter. Des galeries couvertes où l'on peut courir, un parc arboré et des fontaines à goûter conviennent bien aux enfants ; le circuit fait 4,2 kilomètres, mais tout est plat et ombragé.
Des versions gratuites circulent sous forme de PDF à imprimer soi-même. Il faut alors préparer le parcours, les énigmes et les solutions par ses propres moyens. Le jeu de piste de myCityHunt est payant, mais tout est prêt : navigation GPS, rôle individuel pour chaque participant, énigmes avec système de points et galerie photo privée après la partie.
Environ trois heures, pour un parcours de 4,2 kilomètres. Les pauses sont possibles à tout moment et allongent d'autant la durée. Vous pouvez interrompre le jeu et le reprendre plus tard.
Le jeu de piste coûte à partir de € 12,99 par personne. La facturation se fait au nombre exact de participants, il n'y a donc pas de forfait de groupe. Les bons cadeaux sont valables trois ans à compter de l'achat et s'utilisent pour la ville et le circuit de votre choix.
Oui. Les grands groupes se répartissent en plusieurs équipes qui s'affrontent, et les résultats se comparent directement après la partie. La facturation se fait au nombre exact de participants. Des conditions particulières existent pour les entreprises.
Jeu de piste et chasse au trésor désignent le plus souvent le même format : un parcours à énigmes à travers la ville. Le géocaching, lui, consiste à chercher des contenants dissimulés à partir de coordonnées. Dans un jeu de piste, la ville visible reste le terrain de jeu : bâtiments, places et inscriptions fournissent les indices.