Devant vous, la Pyramide du Louvre découpe le ciel en losanges de verre ; tout autour, des visiteurs tendent l'index pour faire mine d'en toucher la pointe sur leurs photos. Votre équipe, elle, tourne le dos aux files d'attente : votre jeu de piste à Paris démarre ici, dans la cour Napoléon, et se joue entièrement dehors. Treize étapes et 4,4 kilomètres vous attendent entre le Louvre et l'île de la Cité — le kilomètre carré le plus photographié de France, celui que chacun croit connaître. C'est là que Paris joue son meilleur tour : ce quartier montre tout et n'explique rien. Une colonne sans statue, un pont « neuf » vieux de plus de quatre siècles, une chapelle qui valait moins cher que son contenu... Trois heures durant, vous allez poser aux façades les questions que des millions de passants oublient de formuler.
Ni guide, ni horaire imposé : vous lancez la partie quand l'équipe est au complet — tôt le matin pour une cour Napoléon encore calme, ou quand la lumière du soir dore les quais. Tout se pilote depuis l'application myCityHunt : activation des billets, scan du code QR du lobby, puis un choix qui compte, celui du rôle. Cinquante-quatre personnages sont proposés, du détective à l'athlète en passant par le photographe et le navigateur, et chacun débloque ses propres défis bonus en chemin. À chaque étape, l'énigme offre quatre réponses possibles ; en cas de blocage, deux indices successifs viennent à la rescousse, contre une poignée de points. Le GPS donne la direction, jamais l'itinéraire : à vous de trancher entre les arcades de la rue de Rivoli et les berges de la Seine. Une pause en terrasse ne coûte rien, le jeu vous attend. À l'arrivée, le classement départage les équipes — et la galerie photo privée conserve tout ce que le classement ne dit pas.
Le pari de ce parcours tient en une phrase : vous emmener dans le décor le plus célèbre du pays pour vous montrer ce que la célébrité éclipse. Vous passerez sous l'Arc de triomphe du Carrousel, longerez Saint-Germain-l'Auxerrois — la paroisse des rois de France, juste en face du Louvre — et traverserez la place Dauphine, ce triangle de calme voulu par Henri IV et baptisé du titre de son fils, le futur Louis XIII. Sur l'île de la Cité, berceau de la ville, la Sainte-Chapelle dresse sa flèche au-dessus des toits de l'ancien Palais de la Cité. Deux endroits, surtout, récompensent ceux qui s'arrêtent vraiment.
Son nom promet du neuf ; il est pourtant le doyen des ponts de Paris. Commencé en 1578 sous Henri III, achevé en 1607 sous Henri IV, le Pont Neuf fut révolutionnaire : premier pont de la ville sans maisons, premier doté de trottoirs pour mettre les piétons à l'abri des sabots et de la boue. Penchez-vous sur ses corniches : 381 mascarons, des visages de pierre tous différents, vous y observent depuis quatre siècles.
Accolée à la Bourse de Commerce, une colonne cannelée de 31 mètres s'élève vers rien : ni statue ni horloge à son sommet. Catherine de Médicis la fit ériger en 1574 dans la cour de son hôtel ; son astrologue Cosimo Ruggieri y gravissait, dit-on, les 147 marches de l'escalier intérieur pour lire l'avenir dans les étoiles. Le palais a disparu, la colonne Médicis est restée — et la rotonde voisine abrite depuis 2021 la collection Pinault sous sa coupole de verre.
Une rumeur tenace prête à la Pyramide du Louvre 666 panneaux de verre — le « nombre de la Bête ». Le musée a fini par publier le décompte officiel : 673 exactement, soit 603 losanges et 70 triangles. La légende survit pourtant à tous les démentis. Vérifiez par vous-mêmes : vous démarrez juste devant.
Qui range ce quartier parmi les décors de carte postale passe à côté du meilleur. La Sainte-Chapelle, d'abord, cache un paradoxe royal : Louis IX l'a fait bâtir pour abriter la couronne d'épines, achetée en 1239 à l'empereur Baudouin II de Constantinople pour 135 000 livres — alors que la chapelle et ses quinze verrières n'en coûtèrent qu'environ 40 000. L'écrin valait trois fois moins que la relique. Les chevaux dorés de l'Arc de triomphe du Carrousel, eux, sont des revenants : Napoléon avait fait descendre les quatre chevaux antiques de la basilique Saint-Marc de Venise pour couronner son arc, élevé de 1806 à 1808. L'Empire tombé, Venise récupéra en 1815 ses pur-sang de bronze, et le sculpteur Bosio dut en créer de nouveaux, attelés à un quadrige complet. Quant au clocher de Saint-Germain-l'Auxerrois, il abrite « Marie », une cloche fondue en 1527 : selon la tradition, c'est elle qui sonna le tocsin dans la nuit du 23 au 24 août 1572, au début de la Saint-Barthélemy. Une visite guidée de Paris vous réciterait ces épisodes au pas de charge, parapluie levé ; dans votre jeu de piste à Paris, chaque histoire surgit à l'endroit exact où elle s'est écrite, au moment où votre équipe l'a méritée.
À toutes les équipes qui préfèrent chercher plutôt qu'écouter. Un enterrement de vie de jeune fille — ou de garçon — trouve ici son animation toute prête : les défis photo mettent la vedette du jour en scène devant la pyramide ou sur les bancs de la place Dauphine, et la galerie du groupe alimente les conversations jusqu'au dîner. Un anniversaire entre adultes y gagne une formule qui rassemble les amis venus de banlieue comme de province : Châtelet, où convergent métros et RER, se trouve à quelques minutes du départ. Les entreprises en font un teambuilding à Paris sans réserver de salle — les rôles distribuent les responsabilités, les indices se discutent, et aucune équipe n'avance sans se concerter. En famille, laissez les enfants mener l'enquête : à hauteur d'enfant, on repère les mascarons du Pont Neuf bien avant les adultes, et les squares du quartier multiplient les occasions de souffler. Et si vous ne faites que passer, ce jeu de piste en ville concentre l'essentiel : une activité en extérieur à Paris qui traverse en une demi-journée ce que d'autres mettent un week-end à survoler.
À dix minutes à pied de la Bourse de Commerce, la rue Montorgueil aligne étals et terrasses. Au numéro 51, la maison Stohrer, fondée en 1730 par l'ancien pâtissier de la reine Marie Leszczynska, passe pour la plus ancienne pâtisserie de Paris : c'est ici que le baba au rhum a fait carrière. Une récompense d'équipe toute trouvée.
Au départ, ce quartier vous montrait tout sans rien expliquer. Treize étapes plus tard, la colonne sans statue a retrouvé son astrologue, le Pont Neuf a avoué l'âge que cache son nom, et la Pyramide du Louvre a réglé sa querelle d'arithmétique. Réunissez votre équipe, distribuez les rôles, lancez l'application : votre jeu de piste à Paris part du pied de la pyramide et vous apprend, énigme après énigme, à dévisager le quartier le plus regardé de France — celui que personne, avant vous, n'avait pris le temps de vraiment voir.
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Oui. Le jeu de piste de myCityHunt part de la pyramide du Louvre et forme une boucle de 4,4 kilomètres le long de la Seine, en passant par l'arc du Carrousel, le Pont Neuf, la cathédrale Notre-Dame et le musée d'Orsay. On joue avec l'application myCityHunt sur son propre smartphone, sans date imposée et sans inscription.
Les énigmes mêlent observation, recherche et photo : les enfants participent au lieu d'écouter. Le fleuve, les bateaux et une pyramide de verre fournissent un décor qui se passe d'explications ; les quais sont larges et une bonne partie du parcours est piétonne.
Des versions gratuites circulent sous forme de PDF à imprimer soi-même. Il faut alors préparer le parcours, les énigmes et les solutions par ses propres moyens. Le jeu de piste de myCityHunt est payant, mais tout est prêt : navigation GPS, rôle individuel pour chaque participant, énigmes avec système de points et galerie photo privée après la partie.
Environ trois heures, pour un parcours de 4,4 kilomètres. Les pauses sont possibles à tout moment et allongent d'autant la durée. Vous pouvez interrompre le jeu et le reprendre plus tard.
Le jeu de piste coûte à partir de € 12,99 par personne. La facturation se fait au nombre exact de participants, il n'y a donc pas de forfait de groupe. Les bons cadeaux sont valables trois ans à compter de l'achat et s'utilisent pour la ville et le circuit de votre choix.
Oui. Les grands groupes se répartissent en plusieurs équipes qui s'affrontent, et les résultats se comparent directement après la partie. La facturation se fait au nombre exact de participants. Des conditions particulières existent pour les entreprises.
Jeu de piste et chasse au trésor désignent le plus souvent le même format : un parcours à énigmes à travers la ville. Le géocaching, lui, consiste à chercher des contenants dissimulés à partir de coordonnées. Dans un jeu de piste, la ville visible reste le terrain de jeu : bâtiments, places et inscriptions fournissent les indices.