Rendez-vous rue du Musée. Levez les yeux avant le premier pas : au-dessus des façades de tuffeau clair, tous les toits portent le même bleu profond, celui de l'ardoise extraite pendant des siècles des carrières voisines de Trélazé. Blanc dessous, sombre dessus — Angers annonce la couleur avant même de se laisser visiter. Un jeu de piste à Angers commence précisément là : dans cette manière qu'a l'ancienne capitale de l'Anjou de tisser ses histoires serré et de n'en montrer que l'envers. Une forteresse aux dix-sept tours gardienne du plus grand chef-d'œuvre textile du Moyen Âge, une cathédrale qui voûte la pierre à sa manière, un roi poète né entre des murailles zébrées. Sur 3,3 kilomètres, dix étapes et environ deux heures et demie, votre équipe va tirer ces fils un à un — jusqu'à voir apparaître le motif.
Ici, aucun horaire imposé, aucun guide à attendre. L'un de vous installe l'application myCityHunt, y valide les billets et ouvre une salle d'attente virtuelle ; les autres rejoignent la partie en scannant un code QR, chacun depuis son propre téléphone. Chaque joueur endosse ensuite l'un des cinquante-quatre rôles — photographe, stratège, athlète, détective, architecte ou navigateur — et ce personnage lui réserve des défis bonus tout au long du parcours. Puis cap sur la première étape : le GPS donne la direction générale, à vous de composer votre chemin entre les quais de la Maine et les ruelles hautes. Chaque énigme propose quatre réponses ; en cas de doute, deux indices successifs se débloquent contre une poignée de points. Missions photo et petites épreuves d'action rejoignent une galerie privée réservée à votre groupe. Pauses libres, rythme libre — et un classement final pour départager les plus précis.
Angers repose sur un paradoxe visible dès la première rue : la ville aux toits noirs est aussi, palmarès après palmarès, classée parmi les communes les plus vertes de France, souvent première. Murailles austères et jardins débordants, mémoire royale et douceur angevine : votre itinéraire joue sans cesse de ce contraste ; deux monuments lui servent de piliers.
Impossible de le rater : dix-sept tours rondes et un rempart de schiste sombre rayé de pierre claire au-dessus de la rivière. Le Château d'Angers doit cette enceinte à Saint Louis, qui la fit élever à partir de 1230, sous la régence de Blanche de Castille, pour verrouiller la frontière de l'Anjou. Vous longerez des douves reconverties en jardins tirés au cordeau. C'est entre ces murs qu'est né en 1409 le roi René, duc lettré et mécène que les Angevins appellent encore le « bon roi » — et c'est ici que la ville garde son trésor le plus fragile ; son histoire arrive plus bas.
Depuis les quais, une volée monumentale de marches — la montée Saint-Maurice — vous hisse face aux flèches jumelles de la Cathédrale Saint-Maurice d'Angers. À l'intérieur, penchez la nuque : au milieu du XIIe siècle, ses maîtres d'œuvre ont lancé des voûtes bombées d'un type alors inédit, si singulières qu'on parle depuis de gothique angevin, ou voûtes Plantagenêt. La nef qu'elles couvrent franchit d'un seul élan plus de seize mètres de large, une audace pour l'époque. Entre ces deux géants, le parcours relie aussi le Musée des Beaux-Arts d'Angers, voisin de votre point de départ, le Jardin des plantes d'Angers et le Muséum d'histoire naturelle — et tout ce qui se cache entre eux revient à votre équipe.
La Maine, qui baigne le pied du château, compte parmi les cours d'eau les plus courts de France : onze petits kilomètres entre la réunion de la Mayenne et de la Sarthe et la Loire. Ce souffle minuscule a pourtant suffi à nommer un département entier, le Maine-et-Loire.
Qui ne voit dans Angers qu'une escale entre deux châteaux de la Loire se prive du meilleur. Prenez la Tenture de l'Apocalypse, abritée au château. Commandée vers 1375 par le duc Louis Ier d'Anjou, dessinée par Hennequin de Bruges, peintre du roi Charles V, puis tissée sous la conduite de Nicolas Bataille et achevée dès 1382, elle déroulait à l'origine près de 140 mètres sur six de haut. Il en reste 103 mètres — assez pour demeurer le plus grand ensemble de tapisseries médiévales conservé au monde. Le plus stupéfiant n'est pas sa taille, mais sa survie : passée de mode, découpée, la tenture servit de couverture et de bâche avant qu'un chanoine n'en rachète patiemment, au milieu du XIXe siècle, les fragments dispersés. Sans cet entêtement, le chef-d'œuvre finissait en chiffons.
Changement de registre en 1849 : deux frères confiseurs, Adolphe et Édouard-Jean Cointreau, ouvrent à Angers leur atelier de liqueurs. La maison distille toujours dans l'agglomération, et son orange parfume les cocktails du monde entier. Le vert, lui, ne date pas des palmarès récents : le Jardin des plantes descend d'un jardin botanique fondé en 1777 par des amateurs qui se baptisèrent « botanophiles », avant d'être redessiné au début du XXe siècle par le paysagiste Édouard André. Les visites guidées d'Angers racontent ces épisodes avec talent, mais à heure fixe et dans l'ordre du circuit ; en jeu de piste, chaque anecdote vous surprend sur place, là où elle s'est produite.
Un enterrement de vie de célibataire — jeune fille ou garçon — s'y organise presque tout seul : les missions photo produisent des souvenirs qui ne quitteront jamais la galerie privée, et les terrasses de la place du Ralliement accueillent la remise des prix. Un anniversaire entre amis adultes y trouve son fil conducteur : le classement rythme l'après-midi, un verre de vin d'Anjou réconcilie ensuite gagnants et mauvais perdants. Les entreprises y tiennent un teambuilding à Angers sans salle de séminaire : la gare Saint-Laud se trouve à un quart d'heure à pied du départ, et les rôles répartissent les responsabilités en révélant des talents restés invisibles en réunion. En famille, tout rassure : des énigmes qui récompensent les yeux neufs des enfants, un centre presque entièrement piéton et le Jardin des plantes pour souffler après la partie. Et pour un séjour de deux ou trois jours en Anjou, cette activité en extérieur à Angers condense l'essentiel : un jeu de piste en ville remplace avantageusement le plan papier.
La confiserie emblématique d'Angers imite les toits de la ville : une fine nougatine d'amandes et de noisettes enrobée de chocolat teinté de bleu, créée en 1966 par René Maillot dans sa boutique La Petite Marquise. Le petit carré bleu se mérite après l'effort, du côté de la place du Ralliement.
Retour rue du Musée, là où le fil a commencé. Les fils qu'Angers tissait si serrés, vous les avez tirés un par un : vous savez désormais pourquoi les murailles du Château d'Angers rayent le sombre de clair, ce qu'une tapisserie de 103 mètres doit à l'obstination d'un chanoine, et quels frères confiseurs ont fait voyager l'orange angevine. Réunissez votre équipe, confiez un rôle à chacun et donnez le coup d'envoi de votre jeu de piste à Angers : le motif entier ne se dévoile qu'à ceux qui marchent, observent et tranchent.
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Oui. Le jeu de piste de myCityHunt part de la rue du Musée et forme une boucle de 3,3 kilomètres dans le centre historique, en passant par le château d'Angers, la cathédrale Saint-Maurice, le musée des Beaux-Arts et la maison d'Adam. On joue avec l'application myCityHunt sur son propre smartphone, sans date imposée et sans inscription.
Les énigmes mêlent observation, recherche et photo : les enfants participent au lieu d'écouter. Un château fort, un muséum d'histoire naturelle et un jardin des plantes se suivent sur une courte distance, dans un centre largement piéton.
Des versions gratuites circulent sous forme de PDF à imprimer soi-même. Il faut alors préparer le parcours, les énigmes et les solutions par ses propres moyens. Le jeu de piste de myCityHunt est payant, mais tout est prêt : navigation GPS, rôle individuel pour chaque participant, énigmes avec système de points et galerie photo privée après la partie.
Environ deux heures et demie, pour un parcours de 3,3 kilomètres. Les pauses sont possibles à tout moment et allongent d'autant la durée. Vous pouvez interrompre le jeu et le reprendre plus tard.
Le jeu de piste coûte à partir de € 12,99 par personne. La facturation se fait au nombre exact de participants, il n'y a donc pas de forfait de groupe. Les bons cadeaux sont valables trois ans à compter de l'achat et s'utilisent pour la ville et le circuit de votre choix.
Oui. Les grands groupes se répartissent en plusieurs équipes qui s'affrontent, et les résultats se comparent directement après la partie. La facturation se fait au nombre exact de participants. Des conditions particulières existent pour les entreprises.
Jeu de piste et chasse au trésor désignent le plus souvent le même format : un parcours à énigmes à travers la ville. Le géocaching, lui, consiste à chercher des contenants dissimulés à partir de coordonnées. Dans un jeu de piste, la ville visible reste le terrain de jeu : bâtiments, places et inscriptions fournissent les indices.