Sur la place de la Cathédrale, vous occuperez sans le savoir l'un des points de vue les plus célèbres de la peinture. C'est ici, depuis l'étage d'un magasin de nouveautés, que Claude Monet a peint en 1892 et 1893 sa série des Cathédrales : une trentaine de toiles pour une seule façade, celle de la cathédrale Notre-Dame de Rouen. Lui traquait la lumière ; vous traquerez autre chose. Un jeu de piste à Rouen démarre là, billets activés, équipe au complet, smartphone en éclaireur. Onze étapes vous mèneront vers ce que le peintre n'a jamais mis sur la toile : une horloge qui donne l'heure d'une seule aiguille depuis des siècles, des façades à pans de bois penchées comme des confidences, des pierres claires posées après 1944 sur des quartiers brûlés. Rouen ne met pas ses histoires en vitrine ; elle les glisse dans les détails. Votre partie consiste à les y trouver.
Votre téléphone connaît la destination, jamais le chemin. Avant le départ, l'un de vous installe l'application myCityHunt, y valide les billets et lance la partie ; un code QR de lobby s'affiche, que chacun scanne avec son propre appareil. Suit un choix étonnamment stratégique : cinquante-quatre rôles — photographe, détective, athlète, architecte, navigateur ou stratège — dont chacun débloque ses propres défis bonus. Le GPS pointe la direction de l'étape suivante, à vous d'improviser l'itinéraire dans les rues piétonnes du Vieux-Rouen, où le trajet le plus court est rarement le plus beau. À chaque halte, une énigme et quatre propositions, plus deux indices progressifs — ils se paient en points. Défis photo et épreuves d'action remplissent la galerie privée de l'équipe. Départ libre, pauses illimitées : le classement couronnera les plus futés, la balade aura récompensé tout le monde.
Peu de villes concentrent autant de gothique sur un périmètre aussi ramassé — et peu sont passées aussi près de tout perdre. Votre jeu de piste à Rouen traverse ce paradoxe sur 3,2 kilomètres : ruelles médiévales d'un côté, quartiers relevés après-guerre de l'autre. En chemin, vous croiserez le musée des Beaux-Arts de Rouen, qui conserve l'une des Cathédrales de Monet, l'abbaye Saint-Ouen, dont Charles-Marie Widor inaugura en 1890 le grand orgue Cavaillé-Coll, et l'église Saint-Maclou, dentelle du gothique flamboyant. Deux monuments rythmeront surtout votre progression.
Vous aurez beau la connaître par les tableaux, l'original impose son échelle : la flèche de fonte culmine à 151 mètres, ce qui fit de la cathédrale, de 1876 à 1880, le plus haut monument du monde — jusqu'à ce que Cologne achève ses tours. Elle reste la plus haute de France. À l'intérieur repose le cœur de Richard Cœur de Lion, duc de Normandie avant d'être roi d'Angleterre.
Enjambant la rue du même nom sur son arche Renaissance, le cadran doré du Gros-Horloge vous jouera un tour : cherchez l'aiguille des minutes, elle n'existe pas. Une aiguille unique, terminée par un agneau, parcourt un soleil à vingt-quatre rayons ; dans l'oculus supérieur, une sphère boucle sa rotation en vingt-neuf jours pour afficher les phases de la lune. Le mécanisme, forgé en 1389, compte parmi les plus anciens de France.
La tour sud de la cathédrale, entreprise en 1485, s'appelle la tour de Beurre : selon une tradition tenace, sa construction aurait été financée par les dispenses qu'achetaient les fidèles pour consommer du beurre en carême. Les historiens y voient une part de légende ; le nom, lui, n'a jamais bougé.
Qui réduit Rouen à une jolie carte postale normande manque l'essentiel. Reprenons Monet : pendant ses campagnes, il travailla dans la boutique de mode de Fernand Lévy, au 23 de la place, où un simple paravent le séparait du salon d'essayage des clientes. L'obsession le rongea au point, confia-t-il, de rêver que la cathédrale lui tombait dessus ; il retoucha ses toiles à Giverny jusqu'en 1894. Derrière l'église Saint-Maclou se cache l'aître Saint-Maclou, cour bordée de galeries à colombages — paisible aujourd'hui seulement. Après la peste noire de 1348, qui emporta près des trois quarts des paroissiens, on y enterra les morts, puis on entassa leurs ossements dans les combles des galeries, dont les poutres sculptées alignent crânes, tibias et outils de fossoyeur. Une vitrine y montre un chat momifié, emmuré vivant, raconte-t-on, pour conjurer le mauvais sort. Le 30 mai 1944, enfin, s'ouvrit la « semaine rouge » — cinq cent treize ans, jour pour jour, après le bûcher de Jeanne d'Arc sur la place du Vieux-Marché. Après les bombardements de 1944, un tiers de Rouen était en ruines ; la tour Saint-Romain de la cathédrale prit feu et sa plus grosse cloche, baptisée Jeanne d'Arc, fondit dans l'incendie. Les visites guidées de Rouen déroulent ces épisodes dans l'ordre, micro en main ; en jeu de piste, ils surgissent un à un, sur les lieux mêmes — et s'impriment autrement.
À toutes les équipes qui préfèrent résoudre plutôt qu'écouter. Un enterrement de vie de jeune fille ou de garçon y trouve un scénario clé en main : les défis photo devant les façades à pans de bois font le spectacle sans qu'un témoin doive jouer l'animateur, et la galerie privée fournira les images du dîner — les terrasses du Vieux-Marché sont à quelques rues. Pour un anniversaire entre adultes, la formule change de l'éternel restaurant : on marche, on se taquine, on repart avec des souvenirs en commun. Les entreprises retiennent l'équation rouennaise : à environ une heure et demie de train de Paris, la ville se prête à un teambuilding d'une demi-journée où les rôles répartissent les responsabilités mieux qu'aucun séminaire. En famille, le parcours plat se découpe en autant de pauses que nécessaire, et les enfants lèvent le nez vers les colombages — ils trouvent souvent avant vous. Quant aux visiteurs de passage, ce jeu de piste en ville condense en un après-midi ce qu'un long week-end peine à couvrir : une activité en extérieur à Rouen qui vaut bien une file d'attente de musée.
Sur la place du Vieux-Marché, La Couronne se présente comme la plus ancienne auberge de France, fondée en 1345. En novembre 1948, une Américaine inconnue, Julia Child, y prit son premier repas français : une sole meunière qui décida de sa vocation. Goûtez-y le canard à la rouennaise, l'autre gloire de la table locale.
Monet a eu besoin de trente toiles sans s'estimer quitte d'une seule façade. Un après-midi vous suffira pour embrasser bien davantage : la flèche qui domina le monde quatre années durant, l'aiguille solitaire du Gros-Horloge, la tour-lanterne de l'abbaye Saint-Ouen. Réunissez votre équipe sur la place de la Cathédrale, là où il posait son chevalet, distribuez les rôles et lancez votre jeu de piste à Rouen : onze étapes, des points à grappiller, des photos à voler à la ville — et le sentiment d'avoir regardé Rouen comme on regarde un tableau : longtemps, et de près.
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Oui. Le jeu de piste de myCityHunt part de la place de la Cathédrale et forme une boucle de 3,2 kilomètres, en passant par la cathédrale Notre-Dame, le Gros-Horloge, l'abbatiale Saint-Ouen et l'église Saint-Maclou. On joue avec l'application myCityHunt sur son propre smartphone, sans date imposée et sans inscription.
Les énigmes mêlent observation, recherche et photo : les enfants participent au lieu d'écouter. Une horloge sous une arche, des maisons de travers et un cimetière orné de crânes marquent les esprits ; le centre est plat et presque entièrement piéton.
Des versions gratuites circulent sous forme de PDF à imprimer soi-même. Il faut alors préparer le parcours, les énigmes et les solutions par ses propres moyens. Le jeu de piste de myCityHunt est payant, mais tout est prêt : navigation GPS, rôle individuel pour chaque participant, énigmes avec système de points et galerie photo privée après la partie.
Environ deux heures et demie, pour un parcours de 3,2 kilomètres. Les pauses sont possibles à tout moment et allongent d'autant la durée. Vous pouvez interrompre le jeu et le reprendre plus tard.
Le jeu de piste coûte à partir de € 12,99 par personne. La facturation se fait au nombre exact de participants, il n'y a donc pas de forfait de groupe. Les bons cadeaux sont valables trois ans à compter de l'achat et s'utilisent pour la ville et le circuit de votre choix.
Oui. Les grands groupes se répartissent en plusieurs équipes qui s'affrontent, et les résultats se comparent directement après la partie. La facturation se fait au nombre exact de participants. Des conditions particulières existent pour les entreprises.
Jeu de piste et chasse au trésor désignent le plus souvent le même format : un parcours à énigmes à travers la ville. Le géocaching, lui, consiste à chercher des contenants dissimulés à partir de coordonnées. Dans un jeu de piste, la ville visible reste le terrain de jeu : bâtiments, places et inscriptions fournissent les indices.