Place Sainte-Croix, début de matinée. Vous renversez la tête pour prendre la mesure des deux tours de la cathédrale Sainte-Croix, convaincu d'admirer un chef-d'œuvre du Moyen Âge — et c'est précisément ce qu'Orléans espérait vous faire croire. Ces tours ont été inaugurées en 1829, sous Charles X. Toute la ville pratique ce genre de faux-semblants : un palais Renaissance où s'est éteint un roi de seize ans, des rues d'allure ancienne redessinées après 1940. Orléans brouille ses dates avec un aplomb déconcertant. Votre jeu de piste à Orléans commence ici, au pied de la façade : smartphone chargé, équipe au complet, dix énigmes réparties sur 4,6 kilomètres. Pendant environ trois heures, vous allez interroger les pierres, guetter le détail qui trahit l'âge véritable d'un mur, défendre vos hypothèses contre celles de vos coéquipiers. Après la dernière réponse, plus aucune façade ne réussira à vous mentir.
Première décision, et pas la moindre : la répartition des cinquante-quatre rôles. Détective, photographe, architecte, athlète, navigateur ou stratège — chacun débloque ses propres défis bonus — premier sujet de négociation. Le reste tient en cinq minutes : un membre du groupe installe l'application myCityHunt, active les billets et affiche un code QR que chacun scanne pour rejoindre le lobby. Puis la flèche GPS s'anime. Elle indique la direction de la prochaine étape, jamais l'itinéraire ; Orléans est plate, aucune excuse donc pour renoncer à un raccourci audacieux. À chaque énigme, quatre réponses possibles et deux indices optionnels, qui coûtent quelques points à qui les réclame. Défis photo et épreuves d'action viennent pimenter les questions de connaissance. Vous partez à l'heure qui vous arrange et faites pause dès que l'envie vous prend. Au terme du parcours, le classement sacre les plus futés — ceux qui voulaient simplement une belle journée l'auront eue de toute façon.
Rarement une ville aura réuni sur un si court trajet l'an mil et les années 1950, la brique des rois et le béton de la reconstruction, la ferveur d'une héroïne et la discrétion d'un dieu gaulois. Deux étapes, en particulier, méritent que vous ralentissiez.
Vous la quittez au départ, vous la retrouverez du regard presque partout : ses tours dominent la ville. À l'intérieur, dix verrières racontent la vie de Jeanne d'Arc, posées entre 1893 et 1897 par Jacques Galland sur les cartons du peintre Esprit Gibelin. Pendant la Seconde Guerre mondiale, ces vitraux ont été démontés et mis à l'abri — ils comptent parmi les rares du pays à avoir traversé les bombardements sans une égratignure.
Sa façade de brique rouge, élevée dans les années 1550 pour le bailli Jacques Groslot, tranche sur la pierre claire alentour. C'est ici que François II, seize ans, s'est éteint le 5 décembre 1560, laissant Marie Stuart veuve avant ses dix-huit ans. La ville en a fait son hôtel de ville en 1738 ; on s'y marie encore, dans le décor où s'acheva un règne de dix-sept mois.
En chemin, le musée des Beaux-Arts d'Orléans, fondé dès 1797, garde la deuxième collection de pastels de France après le Louvre, tandis que la collégiale Saint-Aignan veille sur son quartier près du fleuve. Entre ces jalons, les quais, les places et les ruelles restent votre terrain de jeu.
En mai 1861, des ouvriers d'une sablière de Neuvy-en-Sullias, à trente kilomètres d'Orléans, déterrent une cache de bronzes gaulois et gallo-romains. La pièce maîtresse : un cheval d'un mètre de haut dédié au dieu Rudiobus. Le trésor de Neuvy-en-Sullias s'admire à l'hôtel Cabu, le musée d'Histoire et d'Archéologie, en plein centre ancien.
Le 12 octobre 1428, les Anglais encerclent la ville ; l'hiver s'installe, les vivres s'épuisent. Le 29 avril 1429, une jeune fille de dix-sept ans franchit les portes avec un convoi de ravitaillement — neuf jours plus tard, le siège est levé. Dès le 8 mai 1430, Orléans organise une procession d'action de grâce, et ne s'est pratiquement plus arrêtée : les fêtes johanniques passent pour la plus ancienne fête commémorative de France. Près de six siècles de rendez-vous tenu.
La cathédrale porte cette obstination dans ses murs. Dans la nuit du 23 au 24 mars 1568, des huguenots font sauter les quatre piliers de la croisée ; une grande partie de l'édifice s'effondre. Henri IV relance le chantier en 1601 — en style gothique, par fidélité à ce qui avait disparu. Des générations de rois financeront ainsi une « cathédrale médiévale » en plein siècle des Lumières, et l'inauguration tombera le 8 mai 1829 : quatre cents ans, jour pour jour, après la libération. Puis l'échelle du temps bascule : sous la collégiale Saint-Aignan s'étend une crypte consacrée le 14 juin 1029, sous le roi Robert le Pieux, en l'honneur de l'évêque qui avait galvanisé la défense de la ville face aux Huns d'Attila en 451. Et en juin 1940, ce furent moins les bombes que les incendies qu'elles allumèrent qui dévorèrent plus de trois mille maisons du centre — d'où ces rues « anciennes » nées sous la IVe République. Les visites guidées d'Orléans déroulent cette chronologie au fil du micro ; en jeu de piste, chaque date surgit comme la solution d'une énigme, à l'endroit exact où elle s'est jouée.
À toute équipe qui préfère chercher plutôt qu'écouter. Pour un enterrement de vie de jeune fille ou de garçon, les défis photo font le travail à votre place : les clichés de la journée se retrouvent dans la galerie privée du groupe, et la rue de Bourgogne aligne ensuite ses bars pour prolonger la soirée. Pour un anniversaire entre amis, cette activité en extérieur à Orléans remplace avantageusement le énième restaurant — on en repart avec des anecdotes. Les entreprises apprécient un teambuilding accessible en une heure de train depuis Paris, gare en plein centre : les rôles répartissent les responsabilités, les indices se discutent, la victoire se partage. En famille, le parcours plat se laisse apprivoiser par toutes les jambes, les pauses sur les quais de Loire reposent les plus petits, et les enfants repèrent souvent le bon détail avant les adultes. Les visiteurs de passage, enfin, tiennent là un jeu de piste en ville qui condense en une demi-journée ce qu'un guide étale sur des chapitres.
Goûtez le cotignac d'Orléans : une gelée de coings d'un rouge profond, coulée dans une petite boîte ronde en épicéa que l'on racle à même le couvercle. La ville en offrait jadis aux rois et aux hôtes de marque de passage. On en trouve aujourd'hui chez plusieurs confiseurs du centre — de quoi consoler les derniers du classement.
Vous voilà revenus près de la place Sainte-Croix, là où la ville avait tenté sa première illusion. Les tours de la cathédrale Sainte-Croix n'ont pas bougé, mais votre regard, si : vous savez désormais qu'elles sont plus jeunes qu'elles ne le prétendent, et ce que la brique de l'Hôtel Groslot a vu s'éteindre. Rassemblez votre équipe, distribuez les rôles, suivez la première flèche du GPS — et laissez Orléans tenter de vous tromper une dernière fois. Votre jeu de piste à Orléans vous apprendra à lire derrière chacun de ses masques.
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Oui. Le jeu de piste de myCityHunt part de la place Sainte-Croix et forme une boucle de 4,6 kilomètres dans le centre, en passant par le musée des Beaux-Arts, la collégiale Saint-Aignan, le palais épiscopal et l'église Notre-Dame-de-Recouvrance. On joue avec l'application myCityHunt sur son propre smartphone, sans date imposée et sans inscription.
Les énigmes mêlent observation, recherche et photo : les enfants participent au lieu d'écouter. Des vitraux qui racontent une histoire, une crypte à descendre et la Loire en contrebas se suivent sur 4,6 kilomètres, presque tous plats.
Des versions gratuites circulent sous forme de PDF à imprimer soi-même. Il faut alors préparer le parcours, les énigmes et les solutions par ses propres moyens. Le jeu de piste de myCityHunt est payant, mais tout est prêt : navigation GPS, rôle individuel pour chaque participant, énigmes avec système de points et galerie photo privée après la partie.
Environ trois heures, pour un parcours de 4,6 kilomètres. Les pauses sont possibles à tout moment et allongent d'autant la durée. Vous pouvez interrompre le jeu et le reprendre plus tard.
Le jeu de piste coûte à partir de € 12,99 par personne. La facturation se fait au nombre exact de participants, il n'y a donc pas de forfait de groupe. Les bons cadeaux sont valables trois ans à compter de l'achat et s'utilisent pour la ville et le circuit de votre choix.
Oui. Les grands groupes se répartissent en plusieurs équipes qui s'affrontent, et les résultats se comparent directement après la partie. La facturation se fait au nombre exact de participants. Des conditions particulières existent pour les entreprises.
Jeu de piste et chasse au trésor désignent le plus souvent le même format : un parcours à énigmes à travers la ville. Le géocaching, lui, consiste à chercher des contenants dissimulés à partir de coordonnées. Dans un jeu de piste, la ville visible reste le terrain de jeu : bâtiments, places et inscriptions fournissent les indices.