Le premier réflexe, en débouchant sur la place Stanislas, est toujours le même : chercher l'or du regard. Les grilles de Jean Lamour flamboient au moindre rayon, l'Arc Héré ferme la perspective, et la statue du vieux roi observe votre équipe qui s'assemble, billets activés, téléphones chargés. Votre jeu de piste à Nancy démarre au pied du monument élu préféré des Français en 2021 — avec une consigne : ne vous laissez pas éblouir. Cet ensemble classé par l'UNESCO dès 1983 est l'idée d'un souverain sans royaume, couronné deux fois en Pologne, détrôné deux fois, qui transforma sa terre de consolation en manifeste de pierre dorée. Nancy procède ainsi : elle aveugle d'abord, elle se confie ensuite. Vous aurez trois heures et onze étapes pour la faire parler — observer, compter, recouper, trancher en équipe. Derrière les dorures attendent des trônes perdus, des verriers visionnaires, des religieuses pâtissières.
L'équipement tient dans vos poches. Une personne installe l'application myCityHunt, active les billets et compose les équipes, puis affiche le code QR de la lobby, que chaque joueur capture avec son téléphone. Reste le choix décisif du rôle : il en existe cinquante-quatre — stratège, photographe, détective, architecte ou athlète, entre autres — et le vôtre vous réservera des défis bonus spécifiques. Le GPS indique ensuite un cap vers la première étape, jamais d'itinéraire imposé : Nancy étant plane et compacte, les 3,9 kilomètres se parcourent sans forcer l'allure. Chaque étape pose son énigme, quatre réponses au choix ; en cas de blocage, deux indices successifs s'achètent contre quelques points. Les épreuves photo et les missions d'action garnissent la galerie privée du groupe. Départ libre, pauses illimitées — et le classement final départage les fins limiers, sans gâcher l'après-midi des autres.
Nancy superpose trois époques : la Ville Vieille des ducs de Lorraine, tortueuse et médiévale ; la cité royale du XVIIIe siècle, tirée au cordeau et couverte d'or ; les façades fleuries de l'Art nouveau, écloses à la Belle Époque. Votre itinéraire circule de l'une à l'autre, de la cathédrale Notre-Dame-de-l'Annonciation et sa façade classique jusqu'à la place d'Alliance, la plus secrète des trois places classées. Deux monuments serviront de repères à votre progression.
Vous tournerez sur vous-même pour tout embrasser : six grilles de fer forgé dorées à la feuille, achevées en 1758 par Jean Lamour, serrurier du roi, ferment la place, et deux d'entre elles enveloppent les fontaines de Neptune et d'Amphitrite. La statue centrale n'est pas la première : la place Royale d'origine portait un Louis XV de bronze, déboulonné à la Révolution. Stanislas ne l'a remplacé qu'en 1831, régnant enfin sur sa propre place.
Au cœur de la Ville Vieille, vous devrez reculer de plusieurs pas pour cadrer la flèche de la basilique Saint-Epvre : 87 mètres au-dessus des toits. Ce vaisseau néogothique, bâti de 1864 à 1871, fut financé par des dons venus de toute l'Europe — l'empereur François-Joseph d'Autriche soutint le chantier et le visita en 1867. Vitraux d'Autriche et de Metz, boiseries de Bavière : levez les yeux, un continent entier se partage la voûte.
Le musée des Beaux-Arts de Nancy, logé dans l'un des pavillons de la place Stanislas, garde sa surprise au sous-sol : 600 mètres carrés où quelque 300 verreries de la manufacture Daum scintillent parmi les vestiges du bastion d'Haussonville, ouvrage défensif du XVIe siècle remanié par Vauban. Des remparts en guise d'écrin Art nouveau.
Qui ne voit en Nancy qu'un décor doré manque le plus émouvant. Stanislas Leszczynski fut élu roi de Pologne en 1704, chassé, réélu en 1733, chassé encore. Le mariage de sa fille Marie avec Louis XV lui valut en 1737 les duchés de Lorraine et de Bar — couronne de compensation, assortie d'une clause : à sa mort, la Lorraine reviendrait à la France. Le duc bienfaisant régna près de trente ans et mourut en février 1766 à Lunéville, brûlé par sa robe de chambre enflammée devant la cheminée. Il avait 87 ans ; la Lorraine devint française avec lui.
Saviez-vous que la capitale française de l'Art nouveau doit son âge d'or à une défaite ? Après l'annexion de l'Alsace-Moselle en 1871, des milliers de familles refusant la nationalité allemande s'installèrent à Nancy, apportant capitaux, ateliers et talents. Trente ans plus tard, le 13 février 1901, Émile Gallé fondait avec Louis Majorelle, Antonin Daum et Eugène Vallin l'École de Nancy, avec un programme simple : glisser l'art dans les objets du quotidien. Leurs libellules et leurs orchidées grimpent encore sur des dizaines de façades.
La place d'Alliance, elle, joue les discrètes sous ses tilleuls : sa fontaine aux trois vieillards, sculptée par Paul-Louis Cyfflé pour célébrer le traité franco-autrichien de 1756, s'inspire de la fontaine des Quatre-Fleuves du Bernin. Quant à la porte de la Craffe, doyenne de la ville, élevée au XIVe siècle et flanquée de tours rondes en 1463, elle servit de prison jusqu'au milieu du XIXe siècle. Les visites guidées de Nancy racontent tout cela fort bien, mais dans un ordre décidé d'avance ; votre jeu de piste à Nancy vous le fait découvrir sur pièces, à l'instant où vous vous tenez devant.
Aux bandes qui aiment confronter leurs intuitions. Un enterrement de vie de jeune fille à Nancy — ou son pendant côté garçons — trouve ici un décor effronté : défis photo au pied des grilles dorées, puis cap sur les terrasses de la Grande-Rue pour prolonger la soirée dans la Ville Vieille. Un anniversaire entre adultes y gagne un souvenir commun : la galerie privée de la partie devient l'album officiel de la journée. Les entreprises trouvent dans ce teambuilding à Nancy un format sans salle de réunion — la gare est à un quart d'heure à pied du point de départ, et les rôles servent d'organigramme éphémère qui révèle quel collègue cache un œil de détective. En famille, la ville plane et largement piétonne met tout le monde à égalité : les enfants repèrent souvent le détail qui règle une énigme, et les pauses gourmandes ponctuent le chemin. Pour un week-end de découverte, cette activité en extérieur à Nancy reste l'introduction la plus efficace : un jeu de piste en ville qui résume les trois visages de la cité en une demi-journée et vous laisse l'adresse de ses meilleurs détours.
Quand la Révolution ferma les couvents, deux bénédictines de Nancy gagnèrent leur vie en vendant leurs pâtisseries d'amandes : les macarons des Sœurs, toujours confectionnés selon la recette gardée par la Maison des Sœurs Macarons. Ajoutez des bergamotes de Nancy, carrés translucides à l'essence d'agrume protégés par une IGP.
Vous finirez là où tout a commencé, face aux grilles de Jean Lamour — mais l'or ne vous éblouira plus, il vous parlera. Vous saurez qu'un roi deux fois détrôné a signé ici sa revanche, qu'une flèche de 87 mètres a été payée par la moitié de l'Europe, et que les libellules de l'École de Nancy récompensent qui lève la tête. Réunissez vos complices, endossez vos rôles et déclenchez votre jeu de piste à Nancy : la ville la plus dorée de France adore qu'on regarde enfin derrière ses reflets.
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Oui. Le jeu de piste de myCityHunt part de la place Stanislas et forme une boucle de 3,9 kilomètres dans le centre, en passant par l'arc Héré, la place d'Alliance, la cathédrale Notre-Dame-de-l'Annonciation et l'église des Cordeliers. On joue avec l'application myCityHunt sur son propre smartphone, sans date imposée et sans inscription.
Les énigmes mêlent observation, recherche et photo : les enfants participent au lieu d'écouter. Des grilles dorées, un arc de triomphe et une place assez vaste pour courir : le centre est plat et le circuit reste sous quatre kilomètres.
Des versions gratuites circulent sous forme de PDF à imprimer soi-même. Il faut alors préparer le parcours, les énigmes et les solutions par ses propres moyens. Le jeu de piste de myCityHunt est payant, mais tout est prêt : navigation GPS, rôle individuel pour chaque participant, énigmes avec système de points et galerie photo privée après la partie.
Environ trois heures, pour un parcours de 3,9 kilomètres. Les pauses sont possibles à tout moment et allongent d'autant la durée. Vous pouvez interrompre le jeu et le reprendre plus tard.
Le jeu de piste coûte à partir de € 12,99 par personne. La facturation se fait au nombre exact de participants, il n'y a donc pas de forfait de groupe. Les bons cadeaux sont valables trois ans à compter de l'achat et s'utilisent pour la ville et le circuit de votre choix.
Oui. Les grands groupes se répartissent en plusieurs équipes qui s'affrontent, et les résultats se comparent directement après la partie. La facturation se fait au nombre exact de participants. Des conditions particulières existent pour les entreprises.
Jeu de piste et chasse au trésor désignent le plus souvent le même format : un parcours à énigmes à travers la ville. Le géocaching, lui, consiste à chercher des contenants dissimulés à partir de coordonnées. Dans un jeu de piste, la ville visible reste le terrain de jeu : bâtiments, places et inscriptions fournissent les indices.