Rue Mégevand, smartphones chargés, coéquipiers au rendez-vous. Entre deux toits, la Citadelle vous observe déjà depuis son éperon, une centaine de mètres au-dessus du Doubs. La rivière enlace la vieille ville d'un méandre presque fermé, la fameuse Boucle, comme pour protéger un mécanisme précieux. La comparaison n'a rien d'un hasard. Capitale française de l'horlogerie, Besançon assemble depuis plus de deux siècles des rouages minuscules derrière des façades de pierre tranquille — et c'est précisément ce qui rend un jeu de piste à Besançon si prometteur. Cette ville range ses merveilles comme un horloger ses complications : à l'intérieur du boîtier. Pendant trois heures et onze étapes, votre équipe va ouvrir ce boîtier : observer, compter, comparer, trancher. À la fin, vous saurez lire l'heure bisontine.
L'application myCityHunt remplace guide, carnet et accessoires. Un membre du groupe y valide les billets, règle la langue et compose les équipes ; chacun scanne ensuite le code QR affiché, et la partie s'ouvre. Chaque joueur endosse alors un rôle — il en existe cinquante-quatre, du détective au photographe en passant par l'athlète, le navigateur ou le stratège — et ce choix compte : des défis bonus spécifiques se débloquent selon le vôtre. Le GPS indique ensuite la direction générale ; trouver le passage vous revient, un vrai plaisir dans le lacis de rues plates de la Boucle. Chaque énigme propose quatre réponses ; si vous séchez, deux coups de pouce successifs vous attendent, facultatifs et payés en points. Défis photo et missions d'action complètent l'ensemble, et chaque cliché rejoint la galerie privée du groupe. Départ quand bon vous semble, pauses illimitées — seul le classement final départagera ceux qui y tiennent.
Besançon vit sur deux échelles de temps. La première se compte en millénaires : Vesontio comptait parmi les grandes places de la Gaule romaine, et la Porte Noire, arc de triomphe élevé vers 175 sous Marc Aurèle, se dresse toujours en travers de votre chemin, ses sculptures rongées par dix-huit siècles d'intempéries. La seconde se compte en secondes : celle des horlogers, établis ici depuis la Révolution. Votre parcours de 3,7 kilomètres circule entre ces deux cadences, et deux monuments retiendront particulièrement votre attention.
Sitôt la Porte Noire franchie, la cathédrale Saint-Jean de Besançon apparaît au pied de la colline de la Citadelle. Entre ses murs bat l'horloge astronomique construite de 1858 à 1860 par Auguste-Lucien Vérité : plus de 30 000 pièces, 57 cadrans, 122 indications simultanées — l'heure, les saisons, les éclipses, jusqu'aux marées de huit ports français. Que vient faire la mer au pied du Jura ? La prouesse valait mieux que l'usage.
Au-dessus de vous, tout au long de la partie, la Citadelle de Besançon occupe le rocher qui verrouille l'entrée de la Boucle. Commencée en 1668, reprise et perfectionnée par Vauban après la conquête française de la Franche-Comté en 1674, elle figure depuis 2008 au patrimoine mondial de l'UNESCO aux côtés de onze autres sites fortifiés par l'ingénieur de Louis XIV. Nul besoin d'en gravir les remparts : levez la tête au bon endroit et vous comprendrez pourquoi personne n'attaquait Besançon de gaieté de cœur.
Le musée des Beaux-Arts et d'Archéologie, la synagogue de Besançon et son étonnante silhouette mauresque de 1869, les arcades du quai Vauban : les autres jalons ponctuent l'itinéraire sans l'enfermer. Entre deux étapes, la ville est à vous.
Depuis 1897, l'observatoire de Besançon soumet des chronomètres à des tests de précision redoutables ; ceux qui les réussissent reçoivent un poinçon en forme de tête de vipère. Des manufactures contemporaines envoient encore leurs montres affronter le serpent bisontin.
Saviez-vous que le plus ancien musée public de France ne se trouve ni à Paris ni à Lyon ? En 1694, l'abbé Jean-Baptiste Boisot lègue ses collections aux bénédictins de Saint-Vincent, à une condition : les ouvrir au public deux jours par semaine. Ce testament fait du futur musée des Beaux-Arts et d'Archéologie le doyen des musées français — le Louvre n'ouvrira qu'en 1793, près d'un siècle plus tard.
Cette même année 1793, un Genevois change le destin de la ville. Laurent Mégevand, horloger exilé, obtient de la République la création d'une manufacture nationale d'horlogerie ; pour la peupler, on offre la nationalité française aux familles suisses prêtes à s'installer, et près de quatre cents personnes font le voyage. L'entreprise de Mégevand finira en faillite, mais les artisans resteront et formeront les Bisontins. La rue où débute votre parcours porte aujourd'hui le nom de ce failli magnifique.
Reste une place où l'histoire a frappé deux fois. Victor Hugo naît en 1802 dans une maison de l'actuelle place Victor-Hugo ; soixante ans plus tard, à quelques numéros de là, naissent Auguste puis Louis Lumière, futurs inventeurs du cinématographe. Les visites guidées de Besançon s'arrêtent volontiers devant ces plaques, dans l'ordre du programme ; en jeu de piste, ces histoires surgissent là où votre GPS vous mène, et c'est votre équipe qui relie les points.
Aux groupes qui préfèrent chercher ensemble plutôt qu'écouter en silence. Pour un enterrement de vie de jeune fille ou de garçon à Besançon, la mécanique tombe à pic : les rôles répartissent les responsabilités sans désigner de chef, les défis photo alimentent la galerie à ressortir le soir même, et le quartier Battant — ancien fief des vignerons devenu celui des bistrots — prolonge la fête de l'autre côté du pont. Un anniversaire entre adultes gagne à commencer dehors : trois heures d'énigmes aiguisent l'appétit plus sûrement qu'un apéritif. Pour un teambuilding à Besançon, la capitale des microtechniques apprécie la précision : vous découvrirez vite qui, parmi vos collègues, garde la tête froide quand deux réponses se ressemblent. En famille, le tracé reste plat et sûr à l'intérieur de la Boucle, les enfants excellent à repérer le détail décisif d'une façade, et la Citadelle, avec son muséum et ses animaux, constitue la récompense idéale du lendemain. Et si vous découvrez la capitale comtoise le temps d'un week-end, cette activité en extérieur à Besançon condense l'essentiel : un jeu de piste en ville qui installe en une matinée des repères durables.
Deux spécialités comtoises pour clore la partie : la cancoillotte, fromage fondu à base de metton que l'on sert tiède et coulant, et le vin jaune du Jura, élevé six ans et trois mois sous un voile de levures avant d'avoir le droit de porter son nom.
Retour rue Mégevand. Le Doubs n'a pas desserré son étreinte, la Citadelle monte toujours la garde — mais le boîtier, vous l'avez ouvert. Vous savez désormais ce que cache l'horloge astronomique de la cathédrale Saint-Jean, qui a offert un musée aux Bisontins avant que Paris n'y songe, et pourquoi une rue tranquille honore un horloger genevois ruiné. Rassemblez votre équipe, distribuez les rôles et lancez votre jeu de piste à Besançon : les mécanismes les plus fins se découvrent pièce par pièce, et cette ville en est un.
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Oui. Le jeu de piste de myCityHunt part de la rue Mégevand et forme une boucle de 3,7 kilomètres dans la boucle du Doubs, en passant par la cathédrale Saint-Jean, la Porte Noire, le musée des Beaux-Arts et la citadelle. On joue avec l'application myCityHunt sur son propre smartphone, sans date imposée et sans inscription.
Les énigmes mêlent observation, recherche et photo : les enfants participent au lieu d'écouter. Un arc romain, une horloge astronomique et une citadelle avec chemins de ronde jalonnent le parcours ; la montée est la seule difficulté.
Des versions gratuites circulent sous forme de PDF à imprimer soi-même. Il faut alors préparer le parcours, les énigmes et les solutions par ses propres moyens. Le jeu de piste de myCityHunt est payant, mais tout est prêt : navigation GPS, rôle individuel pour chaque participant, énigmes avec système de points et galerie photo privée après la partie.
Environ trois heures, pour un parcours de 3,7 kilomètres. Les pauses sont possibles à tout moment et allongent d'autant la durée. Vous pouvez interrompre le jeu et le reprendre plus tard.
Le jeu de piste coûte à partir de € 12,99 par personne. La facturation se fait au nombre exact de participants, il n'y a donc pas de forfait de groupe. Les bons cadeaux sont valables trois ans à compter de l'achat et s'utilisent pour la ville et le circuit de votre choix.
Oui. Les grands groupes se répartissent en plusieurs équipes qui s'affrontent, et les résultats se comparent directement après la partie. La facturation se fait au nombre exact de participants. Des conditions particulières existent pour les entreprises.
Jeu de piste et chasse au trésor désignent le plus souvent le même format : un parcours à énigmes à travers la ville. Le géocaching, lui, consiste à chercher des contenants dissimulés à partir de coordonnées. Dans un jeu de piste, la ville visible reste le terrain de jeu : bâtiments, places et inscriptions fournissent les indices.