Place de la Mairie, l'équipe au complet, l'application prête. Regardez autour de vous : d'un côté la façade incurvée de l'hôtel de ville, de l'autre la rotonde de l'opéra, deux bâtiments qui semblent dessinés pour s'emboîter. Votre jeu de piste à Rennes part d'ici, sur la ligne de partage d'une ville double. Quelques rues plus loin, des maisons à pans de bois multicolores se penchent les unes vers les autres comme pour échanger des confidences ; autour de vous règnent la pierre claire et l'alignement classique. Entre les deux : une nuit de décembre 1720 — nous y reviendrons. Pendant deux heures et demie et dix étapes, vous allez apprendre à lire cette frontière invisible : observer des façades, compter des détails que les passants ignorent, débattre et trancher. Car Rennes a une manière bien à elle de garder ses histoires : elle les range derrière ses façades les plus sages.
La logistique tient en cinq minutes. Un membre du groupe télécharge l'application myCityHunt, active les billets, règle la langue et compose les équipes. Un code QR de lobby s'affiche ; chacun le scanne, puis se choisit l'un des cinquante-quatre rôles — détective, photographe, architecte, athlète, navigateur, stratège… — dont chacun débloque ses propres défis bonus en chemin. Le GPS indique ensuite la direction de la prochaine étape, jamais le chemin ; sur les 3,6 kilomètres du parcours, l'itinéraire précis reste une décision d'équipe. Chaque énigme propose quatre réponses, et deux indices facultatifs restent en réserve, contre quelques points, pour les questions coriaces. S'y ajoutent des défis photo et des épreuves d'action, dont les images rejoignent la galerie privée de votre groupe. Vous partez à l'heure qui vous arrange et faites pause à volonté. Le classement final départage les fins limiers — ceux qui visaient d'abord une belle journée ont gagné dès la deuxième étape.
Le bois et la pierre, l'héritage breton et le classicisme venu de Paris, les traditions et l'une des populations les plus étudiantes de France : Rennes avance toujours sur deux jambes, et votre parcours enjambe sans cesse cette couture. Vous passerez devant la basilique Saint-Sauveur, gardienne d'une statue à laquelle la ville doit — dit-on — d'exister encore, vous verrez le clocher de Notre-Dame-en-Saint-Melaine dépasser des toits, et le parc du Thabor, dix hectares dessinés au XIXe siècle par le paysagiste Denys Bühler sur l'ancien jardin des moines bénédictins, vous offrira la plus verte des étapes. Deux monuments, surtout, vont vous arrêter.
Dehors, deux tours de granit de 48 mètres, sobres jusqu'à l'austérité. Après l'effondrement de la façade occidentale en 1490, il fallut plus d'un siècle et demi de chantiers pour rebâtir celle que vous avez sous les yeux. Poussez la porte sans rien attendre — c'est là que la cathédrale vous cueille, tout en colonnes et en ors. Cherchez-y le trésor discret : un retable flamand du XVIe siècle, sculpté à Anvers, où quelque quatre-vingts personnages se pressent dans le bois doré.
Vous scruterez sa façade sans y trouver la moindre cicatrice — et c'est bien le plus étonnant. Élevé au XVIIe siècle pour le parlement de Bretagne, épargné par l'incendie de 1720, le palais a brûlé dans la nuit du 4 au 5 février 1994 : une fusée de détresse tirée en marge d'une manifestation de marins-pêcheurs s'était logée dans la toiture et y a couvé des heures avant d'emporter la charpente. Dix ans de restauration ont suivi. Aujourd'hui, la cour d'appel siège de nouveau sous ces toits d'ardoise — flambant neufs au sens propre.
Le clocher de Notre-Dame-en-Saint-Melaine ne doit sa silhouette qu'à un ajout tardif : en 1855, on le rehaussa d'un étage pour y percher une Vierge en plomb doré, sortie d'un atelier angevin. Depuis les pelouses du Thabor, cherchez son éclat au-dessus des cimes.
Qui ne retient de Rennes que ses crêperies et ses soirées étudiantes passe à côté de l'essentiel. Dans la nuit du 23 décembre 1720, un feu se déclare dans la ville haute, alors presque entièrement bâtie en bois. Il brûlera près d'une semaine : huit hectares en fumée, plus de 800 maisons, quelque 2 400 familles à la rue en plein hiver. Sur un plan de l'ingénieur Isaac Robelin, repris par Jacques Gabriel, architecte du roi, la ville haute renaît en pierre, large et alignée, de 1726 à 1754 ; la ville basse garde ses colombages. Cette frontière que vous franchissez entre deux étapes, c'est la trace d'une seule nuit d'hiver.
Bien avant, dans la nuit du 8 février 1357, la tradition raconte que Rennes, assiégée par les Anglais, fut sauvée par une statue : des cierges se seraient allumés seuls et une Vierge aurait désigné une dalle, sous laquelle les défenseurs découvrirent le tunnel des assaillants. Les historiens créditent plutôt une ruse du capitaine de la ville, Guillaume de Penhoët. Les Rennais, eux, ont tranché depuis longtemps : la statue est toujours vénérée à la basilique Saint-Sauveur sous le nom de Notre-Dame des Miracles. Et que vient faire le capitaine Dreyfus dans cette histoire ? À l'été 1899, son procès en révision s'ouvre dans la salle des fêtes du lycée de Rennes — aujourd'hui lycée Émile-Zola. Cinq semaines durant, la presse du monde entier campe dans la ville ; le 9 septembre, le verdict — coupable avec circonstances atténuantes, par cinq voix contre deux — est câblé vers toutes les capitales, à près de 3 000 télégrammes en une journée. Une visite guidée de Rennes vous exposerait ces récits proprement, dans l'ordre chronologique ; votre jeu de piste vous les fait croiser un à un, précisément là où ils se sont joués. L'effet n'a rien de comparable.
À toutes les équipes qui préfèrent enquêter plutôt qu'écouter. Pour un enterrement de vie de jeune fille ou de garçon, la formule donne à l'après-midi une colonne vertébrale : la compétition fournit les anecdotes, les défis photo les images, et le témoin n'a rien à animer. Pour un anniversaire entre adultes, ce jeu de piste en ville remplace la table réservée par une activité en extérieur à Rennes où personne ne reste spectateur. Les entreprises y trouvent un teambuilding grandeur nature : les rôles distribuent les responsabilités, les indices se négocient, et aucune équipe n'avance sans se concerter. En famille, les questions d'observation mettent les enfants en première ligne — leurs yeux repèrent souvent ce que les adultes survolent — et les 3,6 kilomètres se découpent en autant de pauses que nécessaire, pelouses du Thabor comprises. Et si vous découvrez la Bretagne le temps d'un week-end, comptez sur ce jeu de piste à Rennes pour condenser la capitale régionale en une demi-journée : l'essentiel vu, la ville comprise, les adresses repérées.
À Rennes, la spécialité tient dans une main : la galette-saucisse, saucisse grillée roulée dans une galette de blé noir — et sans ketchup, les puristes y veillent. Son royaume est le marché des Lices, l'un des plus grands marchés de France avec près de 250 producteurs, chaque samedi matin. Si votre partie tombe un samedi, vous savez par quoi commencer.
Au départ, place de la Mairie, la frontière entre les deux Rennes était invisible. À la dernière étape, vous la verrez partout : dans le granit des tours de la cathédrale Saint-Pierre, dans les colombages qui ont survécu à décembre 1720, dans la charpente neuve du palais du parlement de Bretagne. Réunissez vos coéquipiers, distribuez les rôles et lancez votre jeu de piste à Rennes : la ville a rangé ses histoires derrière ses façades les plus sages — à vous d'aller les cueillir, en observant, en comptant, en tranchant.
Découvrez les monuments incontournables de Rennes sous un nouvel angle grâce à nos tours.
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Grâce à notre longue expérience, nous connaissons les exigences particulières qui se posent lors de la planification d'un événement d'équipe à Rennes. Avec nous Événements d’équipes à Rennes , nous avons donc mis au point une formule spécialement destinée aux entreprises. Celui-ci élargit nos circuits éprouvés avec un certain nombre d'avantages qui font de nos chasses au trésor l'événement de Construction d’équipe idéal à Rennes.
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Oui. Le jeu de piste de myCityHunt part de la place de la Mairie et forme une boucle de 3,6 kilomètres dans le centre, en passant par le parlement de Bretagne, la cathédrale Saint-Pierre, le palais Saint-Georges et l'Opéra. On joue avec l'application myCityHunt sur son propre smartphone, sans date imposée et sans inscription.
Les énigmes mêlent observation, recherche et photo : les enfants participent au lieu d'écouter. Les rues à colombages et le parc du Thabor tout proche donnent de quoi regarder sans marcher longtemps ; le centre est presque entièrement piéton.
Des versions gratuites circulent sous forme de PDF à imprimer soi-même. Il faut alors préparer le parcours, les énigmes et les solutions par ses propres moyens. Le jeu de piste de myCityHunt est payant, mais tout est prêt : navigation GPS, rôle individuel pour chaque participant, énigmes avec système de points et galerie photo privée après la partie.
Environ deux heures et demie, pour un parcours de 3,6 kilomètres. Les pauses sont possibles à tout moment et allongent d'autant la durée. Vous pouvez interrompre le jeu et le reprendre plus tard.
Le jeu de piste coûte à partir de € 12,99 par personne. La facturation se fait au nombre exact de participants, il n'y a donc pas de forfait de groupe. Les bons cadeaux sont valables trois ans à compter de l'achat et s'utilisent pour la ville et le circuit de votre choix.
Oui. Les grands groupes se répartissent en plusieurs équipes qui s'affrontent, et les résultats se comparent directement après la partie. La facturation se fait au nombre exact de participants. Des conditions particulières existent pour les entreprises.
Jeu de piste et chasse au trésor désignent le plus souvent le même format : un parcours à énigmes à travers la ville. Le géocaching, lui, consiste à chercher des contenants dissimulés à partir de coordonnées. Dans un jeu de piste, la ville visible reste le terrain de jeu : bâtiments, places et inscriptions fournissent les indices.