Du haut des terrasses de la promenade du Peyrou, par temps clair, le regard file jusqu'à la Méditerranée. Derrière vous, Louis XIV trône à cheval ; devant, l'arc de la porte du Peyrou ouvre sur les ruelles de l'Écusson. C'est ici que votre équipe se rassemble, billets activés, avant de plonger dans la vieille ville. Un jeu de piste à Montpellier tient de l'enquête à double fond : cette ville, seule grande cité française née au Moyen Âge sans passé antique, joue les éternelles jeunes alors qu'elle abrite quelques-uns des plus vieux savoirs d'Europe. On y enseignait la médecine avant que Notre-Dame de Paris n'ait ses tours. On y a prononcé pour la première fois le mot « parachute ». Rien de tout cela ne s'affiche en façade : Montpellier range ses titres de gloire comme on glisse un billet dans une écorce. Pendant trois heures et onze étapes, vous allez scruter, compter, débattre et trancher — jusqu'à faire parler la benjamine qui n'en est pas une.
Désignez d'abord un organisateur. Il installe l'application myCityHunt, y active les billets, définit la langue et la répartition des équipes, puis présente à la ronde le code QR du lobby : chacun le scanne avec son propre smartphone et rejoint la partie. Vient le choix du rôle — cinquante-quatre au catalogue, du détective à l'athlète en passant par le photographe, l'architecte, le navigateur ou le stratège — et ce choix pèse, car chaque rôle débloque ses propres défis bonus. Sur le parcours, le GPS vous donne un cap, pas un itinéraire : à vous de trouver le chemin. Chaque énigme offre quatre réponses possibles ; si l'une résiste, deux indices facultatifs se déverrouillent l'un après l'autre, moyennant quelques points. Défis photo et épreuves d'action remplissent au passage la galerie privée de l'équipe. Départ quand vous voulez, pauses à volonté sur les 3,8 kilomètres de la boucle — le classement final couronnera les plus futés, la galerie consolera tous les autres.
Pas de forum, pas d'arènes : Montpellier s'est bâtie sur le commerce et le savoir, et ce grand écart structure votre parcours. Ville de marchands d'épices devenue ville de facultés, cité médiévale devenue l'une des plus étudiantes de France — vous changerez d'époque à chaque coin de rue. Votre route croise le musée Fabre, né en 1825 de la donation du peintre François-Xavier Fabre et enrichi depuis des toiles de Courbet jusqu'aux noirs de Soulages, ainsi que la tour de la Babotte, vestige des remparts coiffé au XVIIIe siècle d'un observatoire astronomique. Deux haltes, surtout, méritent que vous ralentissiez.
Vous ne confondrez cette cathédrale avec aucune autre : deux piliers cylindriques de 4,55 mètres de diamètre portent un baldaquin de pierre devant le portail, et l'ensemble évoque moins une église qu'une forteresse. L'explication tient à ses origines : édifiée à partir de 1364 comme chapelle du monastère-collège Saint-Benoît, fondation du pape Urbain V, elle ne devint cathédrale qu'en 1536, quand le siège épiscopal quitta Maguelone pour Montpellier. Placez-vous entre les piliers et levez la tête : peu de portails en France en imposent autant, et c'était bien le but.
En 1593, Henri IV charge le botaniste Pierre Richer de Belleval de créer un jardin royal pour former les étudiants en médecine : vous marcherez dans le plus ancien jardin botanique de France, de quarante-deux ans l'aîné de celui de Paris — qui s'en inspira. L'endroit a aujourd'hui des airs de parc romantique ; il fut d'abord un instrument scientifique, conçu sur le modèle de Padoue. Dehors, le vacarme du boulevard ; dedans, quatre siècles de silence studieux.
Dans le jardin des plantes pousse un filaire à feuilles larges planté vers 1625, sous Louis XIII. Depuis des générations, les amoureux glissent des billets dans les fissures de son écorce : déclarations, vœux, promesses. Le vieil arbre les garde sans jamais les livrer — personne n'est censé les lire.
Qui réduit Montpellier à ses terrasses ensoleillées passe à côté de l'essentiel. Le 17 août 1220, le cardinal Conrad d'Urach, légat du pape, donne ses premiers statuts à l'école de médecine : elle devient la plus ancienne faculté de médecine du monde encore en activité. Sa force ? Le croisement des savoirs arabes, juifs et chrétiens que les marchands rapportaient d'Orient avec leurs épices. Trois siècles plus tard, un certain François Rabelais y passe son doctorat, en 1537, avant de faire rire l'Europe entière.
Le Louis XIV du Peyrou cache une odyssée plus rocambolesque encore. La statue de bronze quitte Paris en 1713 par voie d'eau ; à l'escale de Bordeaux, les curieux se pressent si nombreux à bord que le navire bascule, et le Roi-Soleil passe de longs mois au fond de la Garonne. Repêché, réparé, il n'atteint Montpellier qu'en 1717, est dressé sur la place en 1718 — puis fondu en 1792, la Révolution ayant besoin de canons. Le cavalier actuel est un remplaçant du XIXe siècle.
Quant à la tour de la Babotte, elle porte l'une des plus belles histoires de la ville : en décembre 1783, le physicien Louis-Sébastien Lenormand y fait descendre du sommet de l'observatoire des poids et des animaux suspendus à une voilure de sa conception, qu'il baptise d'un mot tout neuf — le parachute. Dans la foule, un spectateur attentif : Joseph Montgolfier. La légende affirma longtemps que Lenormand avait sauté lui-même ; une plaque le proclama jusque dans les années 1950, avant qu'un historien ne la fasse décrocher. Les visites guidées de Montpellier vous livreraient tout cela d'un seul tenant ; en jeu de piste, chaque histoire vous cueille à l'endroit exact où elle s'est jouée.
À toutes les équipes qui aiment mieux chercher qu'écouter. Pour un enterrement de vie de jeune fille ou de garçon, la formule offre un cadre tout trouvé : des équipes qui s'affrontent, des défis photo qui mettent la future mariée ou le futur marié en vedette, et une galerie privée qui documentera la journée mieux qu'aucun discours. Pour un anniversaire entre adultes, ce jeu de piste en ville transforme le traditionnel repas en après-midi dont on reparle des semaines plus tard. Les entreprises de la métropole y trouvent un teambuilding sans salle de réunion : les rôles distribuent les responsabilités, les indices se négocient, et chacun révèle des talents que l'open space ne montre jamais. En famille, la boucle de 3,8 kilomètres se découpe au rythme des plus jeunes, pauses comprises — et les questions d'observation donnent aux enfants une longueur d'avance qu'ils savourent. Enfin, si vous découvrez la ville le temps d'un week-end, cette activité en extérieur à Montpellier condense l'Écusson, ses monuments et ses histoires en une demi-journée.
Les grisettes de Montpellier, petites billes noires de miel et de réglisse poudrées de sucre, se transmettent depuis le Moyen Âge : la tradition raconte qu'elles adoucissaient la route des pèlerins de Compostelle. On en trouve toujours en centre-ville, et un sachet tient sans peine dans une poche d'équipe.
Retour aux terrasses du Peyrou, là où tout a commencé. Le cavalier de bronze n'a pas bougé, mais vous le regardez autrement : vous connaissez son naufrage bordelais, vous savez ce que le porche de la cathédrale Saint-Pierre doit à un pape et ce qu'un filaire du jardin des plantes garde sous son écorce. La ville qui rangeait ses titres de gloire vient d'en étaler une partie devant vous — le reste attend une prochaine visite. Rassemblez vos coéquipiers, distribuez les rôles et lancez votre jeu de piste à Montpellier : trois heures pour percer à jour la plus discrète des grandes savantes.
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Oui. Le jeu de piste de myCityHunt part de la promenade du Peyrou et forme une boucle de 3,8 kilomètres dans l'écusson, en passant par la cathédrale Saint-Pierre, la faculté de médecine, le jardin des plantes et le musée Fabre. On joue avec l'application myCityHunt sur son propre smartphone, sans date imposée et sans inscription.
Les énigmes mêlent observation, recherche et photo : les enfants participent au lieu d'écouter. Les ruelles de l'écusson sont presque toutes piétonnes et les étapes se suivent à quelques minutes ; le rythme et les pauses dépendent du groupe.
Des versions gratuites circulent sous forme de PDF à imprimer soi-même. Il faut alors préparer le parcours, les énigmes et les solutions par ses propres moyens. Le jeu de piste de myCityHunt est payant, mais tout est prêt : navigation GPS, rôle individuel pour chaque participant, énigmes avec système de points et galerie photo privée après la partie.
Environ trois heures, pour un parcours de 3,8 kilomètres. Les pauses sont possibles à tout moment et allongent d'autant la durée. Vous pouvez interrompre le jeu et le reprendre plus tard.
Le jeu de piste coûte à partir de € 12,99 par personne. La facturation se fait au nombre exact de participants, il n'y a donc pas de forfait de groupe. Les bons cadeaux sont valables trois ans à compter de l'achat et s'utilisent pour la ville et le circuit de votre choix.
Oui. Les grands groupes se répartissent en plusieurs équipes qui s'affrontent, et les résultats se comparent directement après la partie. La facturation se fait au nombre exact de participants. Des conditions particulières existent pour les entreprises.
Jeu de piste et chasse au trésor désignent le plus souvent le même format : un parcours à énigmes à travers la ville. Le géocaching, lui, consiste à chercher des contenants dissimulés à partir de coordonnées. Dans un jeu de piste, la ville visible reste le terrain de jeu : bâtiments, places et inscriptions fournissent les indices.